A noter cette semaine, une légère modification des us : la premiere question que se posent deux individus en se rencontrant passe de " Bonjour , ca va ?" à " Bonjour t'as froid ?". Et oui, tout le monde ressort son vieil anorak, voir le bonnet. Il fait un petit 20 degrés tous les matins ; des fois il y a meme du vent.
Cette semaine, j'ai eu affaire à un enfant qui était tombé la veille avec une une théière d'eau bouillante à la main. Brulure grave au 3 e degré sur la moitié du visage. C'est très douloureux. Sauf que l'enfant en question, il bougeait pas, il se plaignait pas. Il m'a juste demander à un moment si allait se faire opérer. Une nouvelle occasion pour moi de m'étonner du drole de rapport à la douleur qu'ont les cambodgiens. A se plaindre pour des bobos et autres broutilles, et à rester impassible sous la douleur normalemnt la plus aigue.
Sur un echelle de 1 à 10, à combien évalueriez-vous votre douleur ??
Phork, notre monsieur-à-tout-faire de Kampot, parle quelques mots de francais. Il me demande régulièrement : " Qu'est-ce-qu'il-y- a-dans-la-plate? Il-y-a-le-poisson-dans-la-plate." Son autre truc, c'est de s'exclamer à longueur de journée avec beaucoup d'enthousiasme : "C' est oui ! c'est Non ! Oh c' est oui !" . Il y avait là un mystère dont j'ei eu recemment l'explication : Phork aime bien faire sa compta à 18h en mettant TV5 monde en sourdine. Et à cette heure, c'est question pour un champion présenté paaaaaaaaaaar.... Julien Lepers ! "C'est oui ! oh c'est oui ! C'est...non!"
Cette semaine, j'ai perdu 50 cm de pot d'échapement sur la route. Le plus drole, c'est que c'est meme pas la fin. C'est 50 cm au milieu du pot. Comprends pas.
La blague potache qui tourne au centre des lycéens à Kampot :
"Kevin il va ou le lundi ? A Chomcarteang.
Et le mardi ? A Kirivong.
Le mercredi ? A Choumkiri !
Le jeudi ? Au Phnom Voah.
et le vendredi ? Au Garage."
Dimanche dernier, j'ai été invité aux fiancailles d'une jeune vendeuse khmère avec un jeune et grand ouvrier chinois. Un beau grand chinois, avec un peau très blanche et une haute silhouette couronné par la coupe de cheveux de boys-band coréen de rigueur. Il est tellement dans les canons de beauté que la dernière fois qu'on est sorti avec lui, il a failli se faire abimer par quelques khmers petits et à la peau foncée, jaloux et qui étaient manifestement pas content de s'etre fait piqué une de leur congénère par un chinois. Les fiancailles ont malgré tout bien eu lieu dimanche dernier : 8 tables rondes et nappées de rose, plein de joyeux chinois qui parlent pas un mot de khmer, des plats de viandes qui défilent et quelques chanteurs et chanteuses montés sur estrade de bois, baragouinant dans des baffles saturées. Sympathique.
Sinon, les gens commencent à récolter le riz, qui, meme si il n'est pas encore sorti à certains endroits, y est deja bien haut...
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2 commentaires:
ce que je cherchais, merci
Kampot j'y suis passé il y a une semaine environ..
Il y faisait une chaleur de plomb!
Pourtant je ne suis pas loin à Sihanoukville..
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