Singapour, cinq heures de car depuis Kuala Lumpur. Pierre m' avait bien dit que les paysages etaient monotones. Il avait raison : cinq d'autoroute a travers des milliers d' hectares de plantations de plantation de palmiers. Il faut dire que l' huile qu' on en tire est, apres le petrole, la deuxieme ressource du pays.
Singapour, premier ou deuxieme port du monde selon les annees, cite-etat au sud de la Malaisie, 5 millions d' habitants, taux d'urbanisation a 100%, plus de trois quarts de chinois...
Le decalage avec le Cambodge est saisissant, il y a une une semaine dans les rizieres sous-peuplees de la province de Kampot, aujourd'hui anonyme dans la foule dans un univers de verre et de beton.
Il y des jardins suspendus sur des plate-formes a 100 m, a 200m, sur les toits des immeumbles, entre les immeubles.
Je me sens des affinites avec le personnage joue par Bill Murray dans "Lost in Translation".
"Singapour, l' efficacite chinoise dans un monde petri de tradition anglo-saxonne." Cette petite pharse du P. Arro ne me quitte pas de la journee. Ce qui est etonnant dans cette ville qui grouille, c' est que la prise de recul, l'ironie et l' indolence semblent completement absentes. Tout le monde est a sa place, a fond, efficace.
Apres avoie tourner et virer de Mall en Mall a la recherche d' un "money changer", puis d' un taxi, j' arrive chez le P. Arro pres du port. La secretaire m' accueille :
"- Ou etes-vous arrive?
- euh...il y avait un Mall.
-oui...Singapour, c' est que des Malls.
-..."
Retrouvailles avec la desagreable impression de rien controler du tout. Commander au pif sur le menu. Se retrouver avec un enorme bol de soupes de nouilles ultra glissantes avec des enoooooormes morceaux de poissons qui baignent dans une sauce un peu blanche. Essayer de sauver la face en faisant comme si c'etait exactement ce a quoi vous vous attendiez. S' humilier publiquement avec ses baguettes et ses nouilles qui s' eparpillent partout autour du bol. Pleurer a l' addition, et s' enfuir presqu' en courant.
Ce qui fait la difference entre l'elegance et la decontraction en Occident, c' est la cravatte.
Ce qui fait la difference entre l'elegance et le decontraction en Asie, ce sont les chaussures.
Le luxe en Asie : dormir avec deux couvertures dans une chambre avec la climatisation a fond.
Je me suis laisse perdre dans les rues de Singapour. Je croyais que la ville me serait laide et antipathique. Mais ce melange de modernite, de vieilles maisons chinoises, de buildings vertigineux au bord de la mer, a finalement un certain charme.
Hier soir, j' ai rencontre le Pere Arro, arrive a Singapour en 1958, a l' epoque ou les vaches se promenaient en ville, ou il dormait sur une natte et sous une moustiquaire, ou la ville se developpait autour du port en rues de belles maison chinoise et de maisons en bois. Entre hsitoires et anecdotes de vieux missionnaire, entre souvenirs du seminaires de Penang en Malaisie, instants de Singapour il y a 50 ans et histoires d'eveques dont le posterieur se fait traverser par une balle....

1 commentaires:
La suite, la suite, la suite ! (ben oui, on se fait ch'... le dimanche dans le mondolkiri, on aimerait bien voyager un peu...
Enregistrer un commentaire